2014-08-17 Ibos 001

Matériel :

VTT Rockrider 63 et 65 + kit moteur électrique Cycloboost Freeride (moteur Bafang) + remorque mono-roue AEVON + batterie LiFePo4 48V 20Ah + 2m² ou 400W de panneaux solaires  + contrôleurs MPPT Victron

 

Durée du parcours : 28 jours, du 21 juillet au 17 août.

 

Distance parcourue : 2509 km – 20 étapes de 60 à 164 km, moyenne 117 km  plus quelques parcours de 60 km les jours de repos.

 

Carte du parcours : 

 tour_en_france

 

 

Consommation électrique journalière : de 16 à 30 Ah – autour de 10 Wh / Km – Nous avons utilisé l’assistance électrique sans retenue.

 

Tout au solaire ? La plupart du temps, la production solaire est supérieure à notre consommation. Quelques recharges sur le secteur au cours de la première quinzaine par crainte, ou parfois à cause d’un problème de déconnexion des panneaux sur le contrôleur (résolu) puis tout au solaire pendant les 15 derniers jours, malgré une météo très médiocre. Batterie vide une seule fois le 3ème jour après 140 km et avec une panne de connexion des panneaux.

 

Et quand il pleut ? Malgré une météo médiocre et pas un jour sans pluie, il n’y a eu que deux jours où il a plu du matin au soir. Nous sommes restés à l’abri, comme tous les cyclistes du camping d’ailleurs. Les autres jours, le rayonnement a toujours été suffisant.

 

Pas trop encombrant ? Et la prise au vent ? Pas trop lourd ? Ces questions sont revenues comme un leitmotiv tout au long de notre parcours. Oui, nos vélos sont encombrants comme une demi-voiture (1,05m de large). Oui c’est lourd (environ 70kg remorque + bagages + vélo) mais moitié moins qu’un scooter. Oui il y a de la prise au vent mais le vent souvent présent et assez fort ne nous a jamais empêché de rouler, sauf le soir où Météo France a lancé un avis de tempête de niveau orange (mais de toute façon on ne roule pas la nuit). Impressionnés les premiers jours par le tangage du vélo, nous nous sommes habitués à le piloter et nous n’avons pas eu de soucis particuliers, même si certains jours il n’aurait pas été recommandé de lâcher le guidon.

 

Et ça marche ? Je crois que nous avons largement apporté la preuve que oui, le bénéfice électro-solaire sur poids-prise au vent reste positif.

 

Pas trop fatiguée ? Ben non. Nous avons ponctué notre parcours de 7 jours de repos où nous avons moins ou pas pédalé mais nous n’avons jamais atteint la lassitude ou la fatigue excessive. Après une bonne douche le soir, la sensation de fatigue s’estompait largement.

 

Mal au cul ? ça s’est plutôt bien passé, avec beaucoup de précautions (toilettes régulières pour éviter la macération, crème NOK). Il a fallu que mon sur-coussin de selle en gel soit imbibé d’eau par la pluie pour que je décide de rouler sans et que je me rende compte que j’étais bien mieux sans sur ma selle Italia. Jusqu’à 120 km je n’ai pas eu de problème particulier, au-delà, cela devenait plus dur.

J’ai testé la selle Proust, rotative et sans bec de selle. La sensation surprend (on est un perché sur le vélo plus qu’assis) mais est intéressante. La rotation soulage clairement le dos, l’absence de bec de selle élimine les frottements pelviens. J’y réfléchis.

 

Et les douleurs ailleurs ? Le matin je me lève comme un vieux dragon rouillé : pieds, genoux, bras, mains, tout fait un peu mal mais se dérouille quand je remonte sur le vélo. Le plus gênant est une douleur persistante à la nuque. J’ai conscience que la situation doit s’aggraver après le premier mois de pédalage mais cela me fait moins peur qu’avant ce test.

 

Bronzage : localement intense mais globalement définitivement pourri pour la saison !

2014-08-16 Brad Pitt

2014-08-16 Angelina Jolie

 

Perte de poids : 0 kilos pour moi et - 4 pour Yannick (c’est pas juste) !

 

Liste des affaires semées par Yannick : 1 serviette de toilette, 2 gants de toilette, une paire de lunette, 1 coussin de selle, 1 talkie-walkie, des piles rechargeables... et tout ce qu'il ne m'a pas dit!

 

Remerciements :

Merci à Nicole et Bruno, Francis, Françoise et Roger, Marie-Claire, la famille Mercier pour leur accueil réconfortant.

Merci à Anick-Marie, Cédric, Sylvain, Elvira et Christian, pionniers du Sun Trip qui  ont ponctué notre parcours de conseils et rencontres amicales.

Merci au couple en camping-car pour le café sur un plateau au col de la pierre plantée.

Merci à Michel à La Roche Posay qui nous a offert l’assistance  à son domicile pour réparer la structure des panneaux de Yannick.

Merci à Claude et au campeur en camping-car à Gennes ainsi qu'à Sylvestre à Azur qui nous ont prêté main forte et leur matériel pour réparer le vélo de Yannick.

Merci à Pascal et son collègue de la DDE qui nous ont fait nous arrêter et nous ont indiqué un itinéraire alternatif à la RN 102.

Merci à Pascal au camping Club d’Acachon pour son accueil chaleureux.

Et aussi aux motards dans l'Aveyron, aux cyclistes à Saint-Pourçain et à tous les gens sympathiques qui nous ont salué, photographié, encouragé, affirmé qu’ils nous suivraient tout au long du parcours.

Merci à tous les amis pour tous les petits mots de soutien, sur Facebook, au téléphone, par mail.

Merci aux journalistes qu nous ont interviewés parfois en ayant croisé notre route par hasard.

Merci à tous les donateurs qui ont permis de collecter à ce jour 970€ au profit de l’Institut Curie pour la recherche contre le cancer.

Et espérons que l'adolescent qui rêve de mettre un panneau solaire sur le vélo électrique de son papa (sa maman nous a pris en photo au camping de Samatan pour lui montrer), soit inspiré et devienne la relève du Sun Trip!

 

Bêtisier :

Un homme vient vers nous et nous demande mi-inquiet mi-curieux "C'est des panneaux solaires?" puis s'approche, fait le tour du vélo et se ravise rassuré "Ah mais non! c'est du carrelage!".

Illusion d’optique : Fin de journée, 140 km déjà et il en reste 30, on nous attend à La-Roche-Blanche… Après une courte pause, nous repartons. La route est légèrement descendante et Yannick devant moi se traîne à 18 km/h. Je l’interpelle : « Met la gomme (force l’assistance) et fonce ! ». Moi-même je passe sur le grand plateau et j’augmente le niveau de l’assistance électrique. J’entends mon moteur s’emballer. Mon cadran m’indique 800W, c’est beaucoup trop, je coupe l’assistance  électrique et soudain mon pédalier se bloque net, j’ai beau forcer à fond je n’avance quasiment plus. J’appelle Yannick à l’aide « Il y a un gros problème, mon pédalier est bloqué, qu'est-ce que c'est qui freine mon vélo?!!! ». Une dame dans son pré qui  nous regarde interloquée s’approche et pose l’habituelle question « qu’est-ce que c’est que ces vélos? ».  C’est bien le moment me dis-je ! Yannick  me répond enfin «Et bien, ça monte ! » et la dame « ah ben oui, ça monte bien ici ! ». Ah bon, ça descend pas??? Ben oui… et monter sans assistance électrique avec ma remorque et  sur le grand plateau … ça bloque net !

Yannick range ses outils dans son sac bien serré et entend le sac qui fait « Pschiitt !  pschiiitt ! » écoute à nouveau « pschhiitt ! ».  Intrigué il ré-ouvre le sac et trouve ses outils bien huilés par la bombe aérosol d’huile de chaîne.

Tous les jours nous avons droit à une belle averse qui nous douche allègrement. Aujourd’hui nous partons en direction d’un coin de ciel bleu en échappant à une averse juste derrière nous. Partout où nous passons le sol est franchement mouillé mais quand nous passons il ne pleut plus. La route est peu passante et nous avançons bien. Chouette, me dis-je, aujourd’hui nous allons passer entre les gouttes ! A ce moment, une voiture nous double et passe dans une flaque monumentale sur la voie de gauche aspergeant Yannick de l’équivalent d’un seau d’eau… encore raté !

 

Ils sont revenus !